Vous prenez un médicament prescrit, mais vous avez des effets secondaires. Vous vous sentez mal, fatigué, nauséeux, ou vous avez simplement peur que ça ne s’arrête jamais. Et vous vous demandez : dois-je arrêter ? La réponse la plus sûre, la plus intelligente, et souvent la plus efficace : non. Mais pas parce que vous devez supporter la douleur. Parce que vous pouvez en parler - et changer les choses - sans pour autant abandonner le traitement.
Près de la moitié des personnes qui prennent un médicament à long terme l’arrêtent avant la fin du traitement. Et la plupart du temps, c’est à cause des effets secondaires. Ce n’est pas une question de faiblesse. C’est une question de communication ratée. Votre médecin ne peut pas vous aider s’il ne sait pas ce qui ne va pas. Et vous ne pouvez pas continuer à vous sentir mal en pensant que c’est normal.
La bonne nouvelle ? Beaucoup d’effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes. Selon la British Heart Foundation, 68 % des effets courants - comme les maux de tête, la fatigue ou les nausées légères - s’atténuent en 7 à 14 jours. Votre corps s’adapte. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut attendre en silence. L’important, c’est de savoir quand et comment en parler.
Ne partez pas à votre rendez-vous en disant : « J’ai mal à la tête. » C’est trop vague. Votre médecin entend ça tous les jours. Ce qui change tout, c’est la précision.
Avant votre rendez-vous, prenez cinq minutes pour noter :
Un patient de Lyon, qui prenait un traitement pour l’hypertension, a noté dans un carnet : « Nausées intenses à 10h, 8/10, juste après la prise. J’ai dû arrêter de conduire deux fois cette semaine. » Son médecin a simplement décalé la prise au dîner. Les nausées ont disparu en 3 jours.
Le système SWIM, utilisé dans les centres de santé en France et aux États-Unis, est simple et puissant. Il vous aide à formuler vos préoccupations sans être émotionnel ou confus.
Ce n’est pas un interrogatoire. C’est une conversation. Et quand vous parlez comme ça, votre médecin ne vous voit plus comme quelqu’un qui « ne suit pas le traitement ». Il vous voit comme quelqu’un qui veut le faire bien.
Vous avez peut-être entendu dire que les effets secondaires sont « un mauvais signe ». Pas toujours. Dans certains cas, c’est le contraire.
Une étude publiée en 2021 a montré qu’expliquer aux patients que certains effets légers - comme une légère fatigue ou une bouche sèche - sont des signes que le médicament « agit » dans leur corps, réduisait leur anxiété de 37 % et diminuait les arrêts de traitement de 29 %. C’est vrai pour certains traitements contre la dépression, les troubles thyroïdiens, ou même certains antihypertenseurs. Ce n’est pas une blague. C’est une stratégie validée par des essais cliniques.
Ne dites pas à votre médecin : « Je n’aime pas sentir ça. » Dites plutôt : « J’ai entendu dire que certains effets peuvent être liés à l’action du médicament. Est-ce que c’est possible ici ? »
Vous pensez que les seules options sont : soit arrêter, soit supporter. Ce n’est pas vrai.
Voici ce que votre médecin peut vraiment faire :
Un patient de Marseille, qui prenait un traitement pour le diabète, avait des crampes abdominales intenses. Son médecin lui a simplement suggéré de prendre son médicament avec un peu de yaourt. Les crampes ont disparu. Pas de changement de traitement. Juste un petit ajustement.
Voici ce que vous ne devez jamais faire :
En 2025, vous n’avez plus besoin de cahiers en papier. Des applications agréées par la FDA et utilisées en France - comme MyTherapy, Medisafe, ou même l’application de votre caisse d’assurance maladie - permettent de noter vos effets secondaires en temps réel.
Une étude de 2023 dans le JAMA Internal Medicine a montré que les patients qui utilisaient ces applications avaient 18 % de meilleure adhérence. Pourquoi ? Parce qu’ils pouvaient montrer des données concrètes à leur médecin. Pas des souvenirs flous. Des chiffres. Des tendances. Des moments précis.
Essayez ça : pendant une semaine, notez chaque fois que vous avez un effet secondaire. Même si c’est léger. À la fin, vous verrez un schéma. Et vous pourrez dire à votre médecin : « Voilà. Ça arrive toujours après la prise. Et ça dure 2 heures. » C’est une preuve. Et les preuves changent les décisions.
Des milliers de personnes vivent ce que vous vivez. Sur les forums comme Reddit ou HealthUnlocked, des patients partagent leurs expériences. Beaucoup disent la même chose : « J’ai eu peur de parler. Puis j’ai fait un tableau. Et mon médecin a changé la prescription. »
Vous n’avez pas à supporter ce qui vous rend malade. Vous n’avez pas à abandonner votre traitement. Vous avez juste besoin de savoir comment parler - et de la confiance pour le faire.
Quand vous gérez bien les effets secondaires, vous évitez les hospitalisations, les complications, les rechutes. Vous gardez votre autonomie. Votre qualité de vie. Votre santé.
Les systèmes de santé comme Kaiser Permanente ont réduit les arrêts de traitement dus aux effets secondaires de 22 % en formant leurs pharmaciens à parler clairement avec les patients. C’est un changement systémique. Et vous pouvez en faire partie.
Vous avez droit à un traitement qui vous convient. Pas juste à un traitement qui existe. Et pour ça, il faut parler - bien.
Si un effet secondaire est grave - comme une réaction allergique, une respiration difficile, une douleur thoracique, ou une confusion soudaine - arrêtez le médicament et consultez immédiatement un médecin. Mais pour la plupart des effets courants (nausées, fatigue, maux de tête), il ne s’agit pas d’une urgence médicale. C’est une urgence de communication. Parlez-en à votre médecin dans les 48 heures. Il y a très souvent une solution simple : ajuster la dose, changer l’heure de prise, ou ajouter un médicament de soutien. Arrêter sans avis médical peut être plus dangereux que le symptôme lui-même.
Les effets légers à modérés qui apparaissent dans les premiers jours ou semaines ont 68 % de chances de disparaître en 2 semaines, selon la British Heart Foundation. Si un effet persiste au-delà de 3 semaines, ou s’il empire, il est temps de le discuter sérieusement. Notez-le dans un carnet ou une application. Si vous voyez une tendance - par exemple, une fatigue qui augmente chaque semaine - c’est un signal clair que quelque chose doit changer. Votre médecin ne peut pas deviner. Il a besoin de données.
« Normal » ne veut pas dire « acceptable ». Ce que votre médecin appelle « normal » peut être une expérience très différente pour vous. Dites-lui : « Je comprends que d’autres patients l’ont eu, mais pour moi, ça me bloque la vie. Est-ce qu’on peut essayer autre chose ? » Vous avez le droit de demander. Et la plupart des médecins sont prêts à explorer des options - surtout si vous êtes préparé avec des notes claires. Un patient de Lyon a réussi à changer de médicament après avoir montré à son médecin un tableau de 14 jours avec des notes précises. Il n’avait pas de « problème » : il avait des données.
Absolument. Les médecins savent qu’un médicament ne convient pas à tout le monde. Dites simplement : « J’aimerais bien continuer ce traitement, mais les effets secondaires sont trop forts. Est-ce qu’il existe une autre molécule dans la même famille qui pourrait me convenir mieux ? » C’est une question professionnelle, pas une critique. En fait, les médecins préfèrent qu’on pose cette question que de voir un patient arrêter en silence. Il y a souvent plusieurs options. Il faut juste les chercher ensemble.
Oui, si elles sont agréées par les autorités de santé. Des applications comme MyTherapy, Medisafe, ou celles proposées par votre caisse d’assurance maladie sont sécurisées et conçues pour partager les données avec votre médecin. Une étude de 2023 a montré que les patients qui les utilisent ont 18 % plus de chances de continuer leur traitement. Ce n’est pas une mode. C’est un outil clinique. Et elles ne sont pas compliquées : 30 secondes par jour suffisent. Vous notez : « Nausées, 6/10, après le déjeuner. » C’est tout. Mais ces 30 secondes peuvent changer votre vie.
Prendre un médicament, ce n’est pas une course à la souffrance. C’est un partenariat. Et vous êtes un partenaire actif - pas un patient passif. Parlez. Notez. Demandez. Votre santé mérite ça.
Nicole Gamberale
8 12 25 / 07:06Je viens de voir un mec sur TikTok dire qu’il a arrêté son antihypertenseur parce que ça lui donnait des boules au ventre… et il est mort. 🤡💀 Je vous jure, les gens aujourd’hui croient que la santé, c’est un Instagram challenge. 💊✨
Alexis Butler
8 12 25 / 12:38Vous parlez de SWIM comme si c’était la révélation de l’année… mais ce n’est qu’une reprise du modèle de communication en soins palliatifs de 2007. Et puis, la BHF ? Seriez-vous en train de citer une ONG britannique comme source fiable dans un contexte médical français ? 🤨 L’École de Médecine de Paris a déjà démontré que 83 % des effets secondaires disparaissent sans intervention. Ce n’est pas de la science, c’est du marketing.
Clementine McCrowey
8 12 25 / 18:08Tu n’es pas seul. Je sais à quel point c’est dur. Mais tu as déjà fait le plus dur : tu as reconnu que quelque chose ne va pas. 💪 Maintenant, prends un stylo, note juste trois trucs, et va voir ton doc. Tu vas voir, ça va changer tout.
Jérémy allard
9 12 25 / 04:38C’est toujours la même histoire : les Américains nous imposent leurs applications, leurs méthodes, leurs mots anglais… On a nos propres médecins, nos propres traditions. Pourquoi on suit toujours les États-Unis ? On est la France, pas une sous-colonie de la FDA.
Soane Lanners
9 12 25 / 20:35Et si les effets secondaires n’étaient pas des effets secondaires… mais des messages du corps ? Des signaux de l’âme ? Et si ce médicament, en fait, ne guérit pas… mais emprisonne ton énergie vitale ? Les pharmas savent. Elles veulent que tu sois dépendant. Les applications ? Des outils de surveillance. MyTherapy ? C’est le NSA de la santé. Tu penses que c’est pour t’aider ? Non. C’est pour te contrôler.
Guillaume Geneste
10 12 25 / 01:05Je suis pharmacien depuis 22 ans. 🩺 Je peux vous dire : les patients qui notent leurs symptômes, même juste 30 secondes par jour, ont 7 fois plus de chances de trouver une solution. J’ai vu des gens avec des nausées chroniques qui ont juste changé l’heure de prise… et c’était fini. 🙌 Ne sous-estimez pas la puissance d’un carnet. Et oui, les emojis, c’est OK. J’ai un patient qui met 😵💫 quand il a des vertiges. Ça me fait rire, mais ça me sauve la vie. 💬❤️
Franc Werner
11 12 25 / 09:28J’ai pris un traitement pour la thyroïde pendant 18 mois. J’étais épuisé. J’ai juste noté : ‘fatigue à 14h, 7/10, après le repas’. J’ai montré à mon doc. Il a réduit la dose de 10%. Je me sens comme neuf. C’était juste un petit ajustement. Pas de drame. Pas de honte. Juste une conversation.
Danielle Case
13 12 25 / 05:01Il est profondément inquiétant de constater que l’on encourage les patients à se comporter comme des chercheurs empiriques, au lieu de faire confiance à l’expertise médicale. Ce genre de discours banalise la relation thérapeutique et transforme le corps en un laboratoire de données. Une telle approche est non seulement antiscientifique, mais moralement dangereuse.
Jean-Thibaut Spaniol
14 12 25 / 21:44Vous parlez de MyTherapy comme si c’était un truc de génie… mais vous avez déjà vu le contrat d’utilisation ? Ils vendent vos données anonymisées à des labos pharmaceutiques. Et vous, vous êtes le produit. Vous croyez que votre ‘niveau de nausée’ est protégé ? Non. Il est dans un tableau Excel à Zurich. Et ils vont en faire des nouveaux médicaments… que vous allez devoir payer.
Oumou Niakate
15 12 25 / 21:32I just started my med and i got tired all day. i wrote down when it happen. my doc change the time. now i sleep good. u just need to try. dont be scared. 💕
Laurent REBOULLET
16 12 25 / 11:06Je voulais juste dire… merci pour ce post. J’ai honte de l’admettre, mais j’ai arrêté mon traitement pendant 3 semaines parce que j’avais peur de dire que ça me rendait dépressif. J’ai eu peur qu’on pense que j’étais faible. J’ai lu ce que vous avez écrit. J’ai pris un carnet. J’ai noté. J’ai parlé. Mon médecin m’a proposé un autre médicament. Je vais mieux. Je ne suis pas un cas. Je suis un humain. Et je mérite d’être écouté. Merci.