Erreurs médicamenteuses courantes et comment éviter les mauvaises utilisations de médicaments à la maison

Erreurs médicamenteuses courantes et comment éviter les mauvaises utilisations de médicaments à la maison

Les erreurs médicamenteuses à la maison sont plus fréquentes qu’on ne le pense

Chaque jour, des milliers de personnes prennent leurs médicaments à la maison en pensant faire correctement leur devoir. Pourtant, une étude du National Center for Biotechnology Information en 2023 révèle que 41,6 % des infirmières travaillant à domicile ont signalé avoir commis au moins une erreur médicamenteuse au cours de la dernière année. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les erreurs à la maison - où il n’y a pas de personnel médical pour vérifier - sont souvent invisibles, mais elles peuvent être mortelles.

Les erreurs les plus courantes ? Donner la mauvaise dose, oublier un comprimé, prendre un médicament trop souvent, ou pire : administrer le mauvais médicament. Pour les enfants, c’est encore plus grave. Selon l’Université de Californie à Davis, un enfant subit une erreur médicamenteuse à la maison toutes les 8 minutes. Et la plupart de ces erreurs viennent d’un simple malentendu : confondre la concentration d’un sirop pour bébé avec celle d’un sirop pour enfant, ou donner de l’ibuprofène alors que le médicament contre la fièvre contient déjà de l’acétaminophène.

Les 5 erreurs les plus fréquentes (et comment les éviter)

  • Donner la mauvaise dose - C’est la cause numéro un des hospitalisations liées aux médicaments à la maison. Beaucoup de gens utilisent une cuillère à soupe ou une cuillère à café pour mesurer un sirop, alors que les flacons sont calibrés en millilitres. Une cuillère à soupe = 15 ml, mais une cuillère à café = 5 ml. Si vous donnez 10 ml en pensant donner 2 cuillères à café, vous donnez deux fois trop. Utilisez toujours la seringue ou le verre doseur fourni avec le médicament.
  • Prendre un médicament trop souvent - Beaucoup de parents alternent entre l’acétaminophène et l’ibuprofène pour faire baisser la fièvre de leur enfant. Mais cette pratique augmente le risque d’erreur de 47 %, selon le Dr Ulfat Shaikh. Et si vous donnez deux fois l’acétaminophène en 24 heures, vous risquez une insuffisance hépatique. Choisissez un seul antipyrétique et respectez strictement les intervalles de 4 à 6 heures.
  • Prendre un médicament qui a été arrêté - Un médecin a prescrit des antibiotiques pour une infection d’oreille il y a 6 mois ? Vous avez encore des comprimés dans la pharmacie ? Ne les reprenez pas. Les antibiotiques doivent être pris sur une durée précise. Les laisser traîner et les reprendre à la moindre toux augmente la résistance bactérienne et peut causer des effets secondaires graves. Jetez les médicaments périmés ou non utilisés après un traitement terminé.
  • Confondre les noms de médicaments - Des médicaments comme Hydroxyzine et Hydralazine se ressemblent à l’écriture. Ou encore Claritin et Claritin-D : l’un est un antihistaminique, l’autre contient un décongestionnant. Les patients âgés ou ceux qui prennent cinq médicaments ou plus sont 30 % plus à risque de faire cette erreur. Écrivez le nom du médicament et sa raison d’emploi sur chaque flacon.
  • Ne pas lire l’étiquette - Plus de 80 % des informations données lors d’une consultation médicale sont mal retenues ou oubliées. Vous vous souvenez qu’on vous a dit de prendre un comprimé « le matin » ? Mais est-ce avant ou après le petit-déjeuner ? Le médicament doit-il être pris avec de l’eau ou du lait ? Lisez toujours l’étiquette, même si vous avez déjà pris ce médicament avant.

Pourquoi les personnes âgées sont les plus vulnérables

Les personnes de plus de 75 ans qui prennent cinq médicaments ou plus ont 38 % de risques en plus de commettre une erreur. Pourquoi ? Parce que la mémoire diminue, les yeux faiblissent, et les boîtes de médicaments se multiplient. Une personne peut avoir 10 flacons sur la table du petit-déjeuner, chacun avec une instruction différente. Le risque de mélanger les comprimés devient énorme.

Et ce n’est pas seulement une question de mémoire. Beaucoup de personnes âgées ne disent pas qu’elles ne comprennent pas les instructions. Elles ont peur d’avoir l’air stupides. Elles prennent donc un comprimé « comme d’habitude », même si la dose a changé. Résultat ? Une surdose de béta-bloquants, une hypoglycémie, ou un saignement interne à cause d’un anticoagulant mal dosé.

La solution ? Un plan de médication simple. Utilisez un distributeur hebdomadaire avec des compartiments marqués : matin, midi, soir, nuit. Écrivez à côté de chaque compartiment : « 5 mg de lisinopril - pour la tension » ou « 10 mg de simvastatine - pour le cholestérol ». Et demandez à un proche de vérifier une fois par semaine. Pas besoin d’être infirmier. Juste d’être attentif.

Une personne âgée organise ses médicaments dans un distributeur hebdomadaire avec des étiquettes claires.

Les erreurs avec les enfants : un piège invisible

Les médicaments pour bébés sont souvent plus concentrés que ceux pour enfants. Le sirop de paracétamol pour bébés contient 80 mg/ml, tandis que celui pour enfants de 2 à 11 ans contient 160 mg/ml. Si vous donnez 5 ml du sirop pour bébé en pensant que c’est le même que celui pour enfants, vous donnez deux fois la dose recommandée.

Et puis il y a les médicaments combinés. Un sirop contre la toux peut contenir de l’acétaminophène, du décongestionnant, et un antihistaminique. Si vous donnez aussi un comprimé contre la fièvre, vous doublez la dose d’acétaminophène. Résultat ? Une surdose silencieuse. L’organisme ne réagit pas tout de suite. Mais après 24 à 48 heures, le foie commence à se détériorer.

Voici ce qu’il faut faire :

  • Ne donnez jamais deux médicaments contre la fièvre en même temps.
  • Cherchez toujours le nom actif sur l’étiquette : « acétaminophène », « ibuprofène », « pseudoéphédrine ».
  • Utilisez toujours le doseur fourni avec le médicament, jamais une cuillère de cuisine.
  • Écrivez sur un papier : « Aujourd’hui, j’ai donné : 5 ml de sirop A à 10h, 4 ml de sirop B à 14h ».

Les erreurs de transition : quand on sort de l’hôpital

Une étude du Nursing Home Abuse Center en 2023 montre que 27 % des erreurs médicamenteuses chez les patients à domicile commencent à l’hôpital. Un patient sort avec une liste de médicaments, mais la liste est mal écrite. Ou alors, le médecin a changé la dose, mais l’infirmière n’a pas mis à jour la fiche. Ou encore, le patient reçoit un nouveau médicament, mais on ne lui explique pas pourquoi il le prend.

Quand vous quittez l’hôpital, posez ces trois questions :

  1. Quel est le nom du médicament ? (Écrivez-le vous-même.)
  2. À quoi sert-il ? (Par exemple : « Il diminue la pression artérielle ».)
  3. Quand et comment le prendre ? (Avant ou après les repas ? Une fois par jour ou trois fois ?)

Et demandez à quelqu’un de vous accompagner. Une personne qui entend les explications pourra les rappeler plus tard. Si vous avez des doutes, appelez votre médecin ou votre pharmacien. Ne laissez pas la peur vous empêcher de poser la question.

Un patient reçoit des explications sur ses médicaments à la sortie de l'hôpital, entouré de sa famille.

Comment créer un système de sécurité à la maison

Vous n’avez pas besoin d’être un expert pour éviter les erreurs. Voici un système simple, testé par des familles et des professionnels :

  • Un seul endroit pour les médicaments - Pas de flacons dans la salle de bain, dans la cuisine, et dans la chambre. Un seul endroit, bien rangé, à l’abri des enfants et des animaux.
  • Un distributeur hebdomadaire - Remplissez-le chaque dimanche avec l’aide d’un proche. Vérifiez les dates d’expiration.
  • Une liste écrite à jour - Notez : nom du médicament, dose, fréquence, raison. Mettez-la dans votre portefeuille et donnez-en une copie à votre médecin.
  • La méthode « Rappelle-moi » - Après chaque explication médicale, demandez : « Pouvez-vous me dire en vos mots ce que je dois faire ? » Si vous ne pouvez pas le répéter, vous n’avez pas compris.
  • Ne gardez pas les médicaments périmés - Ils ne sont pas dangereux, mais ils peuvent être confondus. Jetez-les au point de collecte des médicaments. Ne les jetez pas dans les toilettes ou la poubelle.

Quand appeler un professionnel

Vous n’êtes pas seul. Si vous avez le moindre doute sur un médicament, appelez votre pharmacien. Il connaît les interactions, les doses, les contre-indications. Il peut vous dire si un médicament est encore bon, ou si une dose est trop élevée.

Et si vous voyez un signe d’alerte : vomissements soudains, somnolence extrême, peau jaunâtre, rythme cardiaque irrégulier, confusion - appelez immédiatement les secours. Une erreur médicamenteuse peut prendre des heures, voire des jours, pour se manifester. Mais quand elle se déclare, elle peut être rapide et grave.

Vous n’êtes pas responsable si vous avez fait une erreur

Beaucoup de gens se sentent coupables après avoir donné une mauvaise dose. Mais ce n’est pas votre faute. C’est le système qui est compliqué. Les étiquettes sont mal écrites. Les instructions sont trop rapides. Les médicaments se ressemblent. Les médecins sont surchargés. Et vous, vous essayez juste de soigner votre enfant ou votre parent.

Le vrai problème, ce n’est pas vous. C’est que personne ne vous a appris à naviguer dans ce labyrinthe. Mais maintenant, vous savez. Vous savez vérifier les doses. Vous savez lire les étiquettes. Vous savez demander. Et c’est déjà un grand pas.

La sécurité médicamenteuse, ce n’est pas une question de perfection. C’est une question de vigilance. Et vous venez de faire un grand pas vers plus de sécurité.

Quelle est la cause la plus fréquente d’erreur médicamenteuse à la maison ?

La cause la plus fréquente est la mauvaise mesure des doses, surtout avec les sirops pour enfants. Beaucoup de gens utilisent une cuillère de cuisine au lieu du doseur fourni avec le médicament, ce qui peut entraîner une surdose de 50 à 100 %. Les études montrent que plus de 70 % des erreurs chez les enfants viennent de cette confusion.

Puis-je donner un médicament qui a été prescrit à quelqu’un d’autre ?

Non, jamais. Même si les symptômes semblent identiques, les dosages, les allergies et les interactions médicamenteuses varient d’une personne à l’autre. Ce qui est sûr pour votre enfant peut être dangereux pour vous, et inversement. Les médicaments sont prescrits pour un individu précis, avec son historique médical.

Les médicaments génériques sont-ils sûrs ?

Oui, les médicaments génériques sont aussi sûrs que les médicaments de marque. Ils contiennent le même principe actif, à la même dose, et sont contrôlés par les mêmes normes. La seule différence est le nom et le prix. Le problème vient quand on confond un générique avec un autre médicament à cause de l’emballage différent. Toujours vérifier le nom du principe actif sur l’étiquette.

Que faire si je donne accidentellement une mauvaise dose ?

Ne paniquez pas. Appelez immédiatement le centre antipoison ou votre pharmacien. En France, composez le 01 40 05 48 48. Préparez les informations : nom du médicament, dose donnée, heure, âge et poids de la personne. Même si vous ne voyez aucun symptôme, il est crucial d’obtenir des conseils. Certains effets peuvent apparaître plusieurs heures plus tard.

Comment savoir si un médicament est périmé ?

Regardez la date de péremption sur l’emballage ou le flacon. Pour les sirops, vérifiez aussi l’odeur et la couleur. Si le liquide est trouble, a une odeur étrange ou contient des particules, jetez-le. Même si la date est passée depuis peu, la puissance du médicament peut avoir diminué, ou il peut s’être dégradé. Ne prenez jamais un médicament dont vous n’êtes pas sûr.

Commentaires (15)

  • Frédéric Nolet

    Frédéric Nolet

    11 01 26 / 14:24

    J’ai eu un choc il y a deux ans quand j’ai donné un sirop à ma fille avec une cuillère à soupe… J’ai cru que c’était pareil. Heureusement, elle a pas eu d’effet secondaire, mais j’ai tout changé depuis. J’utilise uniquement la seringue maintenant. C’est un peu plus long, mais je dors mieux la nuit.
    Et j’ai même fait un petit tableau avec les doses sur le frigo. Pour les enfants, c’est vital.

  • Charles Goyer

    Charles Goyer

    11 01 26 / 15:41

    41,6 % d’infirmières à domicile qui font des erreurs… Et tu veux qu’on croie que c’est juste à cause des cuillères ?
    Non, c’est parce que les labos nous inondent de produits similaires avec des noms qui se ressemblent. Et les médecins, ils nous sortent des ordonnances à la va-vite, sans même vérifier les interactions.
    On nous demande d’être des pharmaciens, sans formation. C’est pas une erreur, c’est un système qui échoue.

  • jacques ouwerx

    jacques ouwerx

    13 01 26 / 09:13

    Je vois beaucoup de gens qui paniquent pour rien. Si tu lis l’étiquette, tu peux pas te tromper. C’est pas compliqué. Le vrai problème, c’est que les gens ne veulent pas prendre 10 secondes pour regarder ce qu’ils donnent.
    Je connais une mamie de 82 ans qui gère 7 médicaments avec un distributeur, et elle est plus rigoureuse que la moitié des infirmières.
    La solution, c’est la discipline. Pas un nouveau système.

  • armand bodag

    armand bodag

    13 01 26 / 13:22

    La vraie question, c’est pourquoi on laisse les patients gérer des molécules complexes sans supervision médicale constante ?
    Le système de santé a délégué la responsabilité aux familles, mais il n’a pas fourni les outils, ni la formation, ni le soutien.
    On parle de doses, de seringues, de distributeurs… Mais personne ne parle de la désindustrialisation de la prise en charge médicale à domicile. On a transformé les foyers en unités de soins non régulées.
    Et on s’étonne que ça foire.

  • Arnaud Bourgogne

    Arnaud Bourgogne

    14 01 26 / 02:55

    41,6 % d’erreurs ? T’as vu les chiffres de l’OMS sur les laboratoires pharmaceutiques ? Ils savent que les gens vont se tromper. C’est dans leur business model. Plus de médicaments = plus de consultations = plus de profits.
    Et ils te vendent des sirops avec des noms qui se ressemblent pour que tu achètes deux fois la même chose.
    Les distributeurs ? Une fumette. Le vrai problème, c’est que les labos veulent que tu sois dépendant, pas en sécurité.

  • Marie Linne von Berg

    Marie Linne von Berg

    15 01 26 / 13:26

    Je viens de mettre un distributeur hebdomadaire pour ma mère 💙
    Et j’ai écrit chaque médicament avec un petit emoji : 💊 pour la tension, 🌡️ pour la fièvre, 💓 pour le cœur…
    Elle adore, et elle les repère même sans lunettes. C’est simple, mais ça change tout.
    On peut pas tout résoudre, mais on peut faire un pas. Et ce pas, c’est celui-là ❤️

  • Danielle Bowern

    Danielle Bowern

    15 01 26 / 14:14

    Je me suis rendu compte que j’avais donné de l’ibuprofène à mon fils en plus du sirop contre la toux… J’ai paniqué
    Je l’ai appelé le centre antipoison et ils ont été super calmes
    Il a rien eu mais j’ai appris une leçon
    Je note tout maintenant
    Et je demande toujours avant
    Je suis pas parfaite mais j’essaie

  • James Fitzalan

    James Fitzalan

    17 01 26 / 08:42

    Vous savez ce qui est pire que les erreurs ? Les gens qui se sentent coupables après.
    Non, vous êtes pas responsables. Vous êtes des parents, des enfants, des petits-fils. Vous faites de votre mieux avec un système qui vous abandonne.
    Le vrai coupable, c’est le médecin qui vous a donné une ordonnance sans explication.
    Le vrai coupable, c’est le pharmacien qui n’a pas vérifié.
    Vous, vous avez juste essayé d’aider.
    Et ça, c’est déjà plus que beaucoup.

  • Jean-Pierre Vanfürt

    Jean-Pierre Vanfürt

    19 01 26 / 06:50

    Le système est corrompu. Les médicaments génériques ? Des copies de merde qui changent de formule sans prévenir.
    Les étiquettes ? Écrites par des stagiaires qui ne comprennent rien.
    Les distributeurs ? Un gadget pour les gens qui croient encore que la technologie va sauver l’humain.
    La vérité ? On nous empoisonne doucement avec des médicaments qu’on ne comprend pas, et on nous félicite pour avoir lu l’étiquette.
    On est des cobayes. Et vous, vous jouez le jeu.

  • Mathieu MARCINKIEWICZ

    Mathieu MARCINKIEWICZ

    19 01 26 / 21:47

    Je viens de finir de remplir le distributeur pour ma grand-mère
    On a vérifié chaque médicament ensemble
    Elle a dit qu’elle se sentait moins perdue
    Je lui ai dit que je serais là chaque dimanche
    Parce que c’est pas juste une tâche
    C’est un acte d’amour
    Et si tu peux pas faire grand chose
    Fais au moins ça
    Ça compte

  • André Dellara

    André Dellara

    20 01 26 / 21:17

    Il convient de souligner que la prévention des erreurs médicamenteuses à domicile constitue un enjeu de santé publique majeur, dont la résolution exige une approche systémique, intégrée, et rigoureusement protocolisée.
    La mise en œuvre d’un distributeur hebdomadaire, bien que pratiquement utile, ne saurait constituer une solution structurelle en l’absence d’une coordination interprofessionnelle, d’une formation continue des aidants, et d’une standardisation des étiquetages selon les normes ISO 15223.
    La vigilance individuelle, bien que louable, demeure insuffisante face à la complexité pharmacologique contemporaine.

  • Jacque Meredith

    Jacque Meredith

    21 01 26 / 23:37

    Les gens ne lisent pas. Point.
    Les étiquettes sont claires. Les seringues sont fournies. Les doses sont écrites en gros.
    Si tu te trompes, c’est parce que tu ne veux pas faire l’effort.
    Je connais des gens de 90 ans qui gèrent 12 médicaments sans erreur.
    Vous, vous voulez qu’on change le monde pour vous.
    Non. Vous, changez.

  • Yannick Lebert

    Yannick Lebert

    22 01 26 / 23:45

    Je viens de me rendre compte que j’ai donné à mon fils le sirop pour bébé au lieu du sirop pour enfant…
    Et j’ai fait la même erreur l’an dernier…
    Je suis un gros con.
    Je vais jeter tous les sirops et acheter des comprimés à croquer.
    Parce que je suis nul avec les liquides.
    Et je le reconnais.

  • Claire Macario

    Claire Macario

    24 01 26 / 15:02

    La sécurité médicamenteuse n’est pas une question de technique, mais de présence.
    Le distributeur, la seringue, la liste écrite… Ce sont des outils, pas des remèdes.
    Le vrai remède, c’est le temps que l’on prend pour regarder, écouter, comprendre.
    La modernité nous a fait croire que la rapidité était une vertu.
    Elle n’est qu’une illusion.
    La vie, les médicaments, les corps… Ils demandent du silence.
    Et nous, nous courons.

  • ninon roy

    ninon roy

    26 01 26 / 13:41

    Ma mère a pris un médicament périmé l’année dernière. Elle a eu une crise de foie.
    Elle a dit qu’elle avait pas vu la date.
    Je l’ai mise dans une maison de retraite.
    Je le regrette pas.
    Elle est en sécurité maintenant.

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